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Inclusion financière des réfugiés et déplacés en Afrique via la microfinance |
Des millions de déplacés exclus des services financiers
Les déplacements forcés comptent parmi les défis humanitaires et économiques les plus durables du continent africain. Du Kenya à l'Ouganda, de l'Éthiopie à la Tanzanie, du Tchad au Niger, de la République démocratique du Congo au Soudan du Sud, des millions de personnes ont dû quitter leur foyer à cause de conflits, de violences ou de catastrophes. Selon un webinaire du portail FinDev, au moins 26 millions de personnes sont des réfugiés qui ont fui leur pays pour demander l'asile, et 45 millions d'autres sont des déplacés internes restés dans leur propre pays. Ces chiffres sont des ordres de grandeur mondiaux qui évoluent d'une année à l'autre. Un point revient pourtant de façon constante : 78 % des réfugiés sont en situation de réfugiés prolongée. Autrement dit, l'exil ne dure pas quelques semaines. Il s'étend sur des années, parfois sur des décennies, et touche des enfants qui grandissent dans un pays d'accueil sans jamais avoir connu leur pays d'origine.
Les conséquences ressemblent à celles que vivent déjà les villageois exclus du système bancaire, mais elles sont aggravées par la précarité de l'exil. Faute de service financier, les familles gardent leur argent sur elles, dans une tente, une case ou un sac, exposé au vol, aux urgences et aux imprévus. Pour emprunter, elles dépendent de prêteurs informels dont les taux sont souvent très élevés, ou de l'entourage, lui-même démuni. Beaucoup restent dépendantes de l'aide alimentaire ou monétaire alors qu'elles pourraient, avec un petit capital, vendre au marché, ouvrir un atelier, cultiver une parcelle ou transformer des produits locaux. Le déplacement ne retire pas aux personnes leurs compétences. Il les prive des outils pour les valoriser.
C'est ici que le choix de l'outil de gestion devient important pour les institutions qui veulent servir ces clients. Une institution de microfinance qui accueille des réfugiés et des déplacés doit enregistrer avec précision des profils variés, suivre de très petits crédits, gérer des groupes d'épargne et produire des états fiables pour ses bailleurs et ses superviseurs. SmartMifin, le logiciel retenu pour accompagner ces structures, répond à ce besoin en centralisant le suivi des clients, de l'épargne, des prêts et de la comptabilité dans un cadre numérique lisible et sécurisé. L'ambition est simple : que les institutions présentes en Afrique de l'Est, en Afrique centrale ou en Afrique de l'Ouest puissent servir des populations déplacées avec la même rigueur que n'importe quelle autre clientèle, sans perdre de vue ce qui rend ces clients spécifiques.
Pourquoi la microfinance est adaptée aux réfugiés et à leurs hôtes
La microfinance est née pour servir ceux que les banques ignorent. Elle sait travailler avec des clients sans garanties formelles, grâce à des petits montants, à la caution de groupe, au suivi de proximité et à des produits qui lient épargne et crédit. Ces principes conviennent bien aux réfugiés qui lancent un commerce, un atelier ou une activité agricole dans le pays d'asile. Dans un camp ou un site d'accueil au Kenya, en Ouganda, en Éthiopie ou en Tanzanie, un petit crédit peut suffire à acheter un stock de marchandises, une machine à coudre ou des semences. Une épargne sûre permet de faire face à une maladie, à une rentrée scolaire ou à un déménagement. L'accès à un compte aide aussi les réfugiés et les autres personnes déplacées à devenir autonomes et indépendants sur le plan économique.
Cette autonomie est au cœur de la stratégie des acteurs humanitaires. Le HCR l'inscrit dans le Pacte mondial sur les réfugiés et dans sa stratégie d'inclusion économique : il s'agit d'aider les personnes à subvenir à leurs besoins et d'alléger la pression sur les pays d'accueil. Pour cela, le HCR plaide auprès des prestataires de services publics et privés pour que les personnes relevant de son mandat soient incluses dans les services de soutien, comme le développement des entreprises, la microfinance, la formation et les comptes d'épargne. La microfinance n'est donc pas un simple produit financier. Elle est un instrument de politique de développement et de protection.
Un enjeu essentiel est de ne pas séparer les réfugiés de leurs hôtes. Les programmes qui servent à la fois les réfugiés et les communautés d'accueil évitent que les uns soient perçus comme des bénéficiaires privilégiés et que les autres se sentent oubliés. Le HCR cherche d'ailleurs à ce que les réfugiés, ainsi que les groupes vulnérables des communautés d'accueil, aient accès à des services financiers adaptés et abordables. Dans les zones rurales de l'Ouganda, de la Tanzanie, du Tchad ou du Niger, où réfugiés et villageois partagent les marchés, les terres et les points d'eau, une coopérative ou une institution de microfinance ouverte aux deux publics crée des liens économiques qui réduisent les tensions. Les réfugiés apportent leur clientèle, leurs compétences et parfois leurs réseaux commerciaux, ce qui profite à l'économie locale.
Les produits doivent toutefois être pensés pour ces publics. Les prêts doivent être courts et progressifs pour tenir compte de l'incertitude du statut. L'épargne doit être flexible, car les besoins d'argent liquide sont immédiats. La microassurance et les transferts d'argent répondent aux risques de maladie, de perte ou de séparation familiale. L'éducation financière et l'appui à l'entrepreneuriat sont indispensables, car un crédit sans accompagnement peut conduire au surendettement. Les groupes d'épargne et les tontines, déjà très présents dans les camps et les zones d'accueil, servent souvent de première marche vers la finance formelle.
Pour les institutions, adapter ces produits suppose de pouvoir les paramétrer, les suivre et les évaluer. SmartMifin s'inscrit dans cette logique. En enregistrant les dépôts, les prêts, les remboursements et les soldes de chaque client, il permet aux gestionnaires de savoir qui a emprunté, quelles échéances approchent et quels groupes d'épargne fonctionnent. Une institution qui sert aussi bien les réfugiés que les communautés d'accueil au Kenya, en Ouganda, au Rwanda ou au Tchad peut ainsi comparer ses résultats, repérer les besoins et ajuster ses produits sans perdre le fil de sa comptabilité. La technologie ne remplace pas la relation de confiance avec le client, mais elle la rend plus durable.
Les acteurs internationaux et les expériences menées dans plusieurs pays
Le HCR s'est donné pour mission de faciliter l'accès des réfugiés à des services financiers adaptés. Pour y parvenir, il a noué des partenariats avec un éventail d'institutions financières de développement, de prestataires de services financiers et d'investisseurs dans la microfinance. En Afrique subsaharienne, il collabore avec Financial Sector Deepening Africa (FSDA) pour encourager des prestataires de plusieurs pays à étendre leurs services aux réfugiés. Il s'appuie aussi sur la Société financière internationale (SFI), avec laquelle il a mené des études de marché pour mesurer les lacunes et les possibilités. Ces travaux ont notamment abouti, selon le HCR, à des prêts de microfinance en faveur des réfugiés au Kenya, un pays qui accueille de grandes populations de réfugiés dans des zones comme Kakuma, Dadaab et Kalobeyei.
L'Ouganda offre un autre exemple. Un projet associant le HCR, l'agence suédoise Sida et la Fondation Grameen Crédit Agricole vise à garantir l'inclusion des réfugiés dans le secteur financier formel et à promouvoir leur autonomie. Il s'appuie sur une politique ougandaise réputée progressiste, qui favorise l'inclusion des réfugiés, et il comprend des composantes d'éducation financière et de développement commercial destinées à la fois aux réfugiés et aux communautés d'accueil. La Fondation Grameen Crédit Agricole estime que les institutions de microfinance, tout en adaptant leurs produits et leurs services, ont un rôle actif à jouer dans la promotion de l'inclusion financière des réfugiés.
D'autres pays sont concernés. En République centrafricaine, le HCR a travaillé avec un partenaire de financement sur l'accès aux services financiers des réfugiés et des déplacés internes, un contexte où les déplacements internes sont massifs et les infrastructures bancaires très rares. Dans la région de l'Afrique de l'Est et des Grands Lacs, notamment au Burundi, en Éthiopie et au Kenya, les programmes d'inclusion économique réunissent des autorités locales, des entreprises privées et des organisations humanitaires. Le HCR a aussi souligné, au niveau mondial, que des prêts, des comptes de dépôt, une formation financière et une aide à la création d'entreprise ont été favorisés par des partenariats stratégiques. À ces initiatives s'ajoutent celles des organisations non gouvernementales, des fonds d'investissement à impact et des institutions de microfinance locales au Rwanda, en Tanzanie, en Zambie, au Malawi ou en République démocratique du Congo.
Les transferts monétaires jouent un rôle de porte d'entrée. Le HCR indique que, pour favoriser l'inclusion financière, environ 80 % des bénéficiaires ont reçu en 2022 des espèces dans les situations de réfugiés. Lorsqu'ils sont versés par un compte, une carte ou un portefeuille mobile, ces transferts habituent les familles à utiliser un service financier formel, ce qui prépare l'accès à l'épargne et au crédit. Pour les institutions de microfinance, c'est une occasion de gagner des clients qui ont déjà une relation avec le système.
Reste que ces expériences demandent aux institutions de gérer des portefeuilles nouveaux, avec des exigences de reporting vis-à-vis des bailleurs. SmartMifin, en tant qu'outil de gestion de la microfinance, aide à répondre à ces exigences : il permet de suivre les indicateurs de portefeuille, de séparer et de comparer les segments de clientèle, de produire des états clairs et de retracer chaque opération. Qu'il s'agisse d'une institution kényane qui sert Kakuma, d'un réseau ougandais associé à un projet financé par des bailleurs, ou d'une caisse en République centrafricaine, disposer d'un système fiable renforce la crédibilité vis-à-vis des partenaires et facilite l'accès à des financements.
WEBGRAM et SmartMifin : le numérique au service de l'inclusion des déplacés
Parmi les leviers qui fonctionnent pour l'inclusion des réfugiés, le numérique occupe une place majeure. Le mobile money, l'enregistrement électronique des clients et les dossiers dématérialisés réduisent les coûts de service et compensent en partie l'absence de documents classiques. Le webinaire FinDev évoque d'ailleurs un équilibre nécessaire entre digitalisation et accompagnement personnalisé. Les institutions ont besoin d'outils robustes pour gérer des clients nombreux, mobiles et dispersés, tout en gardant la proximité qui fait la force de la microfinance. Dans ce domaine, WEBGRAM, société basée à Dakar au Sénégal, se présente comme la meilleure entreprise de développement d'applications web et mobiles et de gestion de la microfinance en Afrique, avec SmartMifin.
Ce qui distingue WEBGRAM, c'est un ancrage africain assumé. Installée à Dakar, la société travaille à partir des réalités du continent : zones éloignées, équipes réduites, connexions parfois intermittentes, besoin de simplicité, clients aux profils très variés. Cette connaissance du terrain est précieuse lorsqu'il s'agit de servir des populations déplacées, dont les situations changent vite. SmartMifin a été pensé comme un logiciel de gestion de la microfinance qui met l'accent sur la clarté et la facilité d'utilisation, afin que des agents de crédit et des gestionnaires de caisse puissent s'en servir sans être des spécialistes en informatique. Il centralise le suivi de l'épargne, des crédits, des remboursements et de la comptabilité, et il apporte la transparence que les clients, les fédérations, les bailleurs et les superviseurs attendent.
Dans le contexte des réfugiés et des déplacés, ces qualités prennent une valeur particulière. Une institution qui sert des camps ou des sites d'accueil au Kenya, en Ouganda, en Éthiopie, en Tanzanie ou au Tchad doit pouvoir suivre de nombreux petits comptes, produire des rapports réguliers pour les partenaires et sécuriser les données de clients vulnérables. Un outil comme SmartMifin, accompagné par une équipe qui comprend ces enjeux, aide à tenir ces exigences. Il facilite aussi l'intégration avec les outils numériques d'aujourd'hui, comme les paiements mobiles, qui permettent aux déplacés de recevoir, d'épargner et de rembourser sans se déplacer sur de longues distances.
WEBGRAM se distingue aussi par sa vision du développement. Pour l'entreprise, un logiciel de microfinance n'est pas un simple produit technique : c'est un levier de transformation sociale. Quand une institution suit mieux ses crédits, elle peut financer davantage de réfugiés et d'hôtes. Quand elle rend ses comptes plus clairs, elle inspire plus de confiance aux bailleurs, aux autorités et aux clients. Quand elle rejoint un réseau ou une fédération, elle peut échanger des données plus facilement et bénéficier d'un meilleur contrôle et d'un refinancement mutualisé. En mettant SmartMifin à la disposition des institutions, WEBGRAM contribue à cette chaîne, de la caisse locale au réseau national.
Pour les institutions qui cherchent un partenaire durable, WEBGRAM présente ainsi plusieurs atouts : une expertise à la fois en développement web et mobile et en gestion de la microfinance, une connaissance des contextes africains, un logiciel orienté vers l'essentiel et une logique d'accompagnement. Choisir SmartMifin, c'est choisir un outil qui s'adapte à la diversité des contextes, qu'il s'agisse d'un réseau mutualiste au Sénégal, d'une institution de microfinance en Afrique de l'Est ou d'une structure qui travaille avec des déplacés en Afrique centrale. C'est aussi choisir un partenaire qui considère le succès de ses clients comme sa propre réussite. Dans un secteur où la confiance est la monnaie la plus précieuse, disposer d'une solution sérieuse et d'un éditeur engagé fait toute la différence.
Limites, risques et conclusion : une inclusion durable à condition d'une bonne gestion
L'inclusion financière des réfugiés se heurte à plusieurs limites qu'il serait imprudent d'ignorer. La première est juridique. Les restrictions sur le droit de travailler, de posséder un compte ou de circuler dépendent de chaque État, et l'inclusion financière est, comme le souligne un intervenant du webinaire FinDev, liée à la volonté politique des États d'accueil. La deuxième est l'identification : les exigences de connaissance du client excluent ceux qui n'ont pas de documents reconnus. La troisième est la mobilité. Un réfugié qui déménage, change de camp ou rentre chez lui pose un risque de remboursement pour l'institution. S'ajoutent l'instabilité des revenus, l'étroitesse des marchés dans les camps, le risque de surendettement et les coûts supplémentaires que supportent les institutions pour former leurs équipes et adapter leurs produits. Ces coûts exigent souvent un soutien de bailleurs ou des garanties partielles.
Ces risques ne signifient pas que l'inclusion est impossible. Ils signifient qu'elle demande de la préparation et des outils fiables. Une institution qui sert des réfugiés au Kenya, en Ouganda, en Éthiopie, en Tanzanie, au Tchad ou en République centrafricaine doit pouvoir identifier ses clients, suivre l'évolution de leurs remboursements, repérer rapidement les retards et mesurer la concentration de ses risques. Avec SmartMifin, la traçabilité de chaque opération limite les erreurs et les possibilités de détournement, facilite le travail des contrôleurs et des partenaires, et donne aux gestionnaires une vision claire de leur portefeuille. Pour des gestionnaires qui travaillent avec des équipes réduites dans des sites isolés, des procédures standardisées et des états automatisés réduisent le risque d'erreur et gagnent un temps précieux.
Il ne s'agit pas de prétendre qu'un logiciel règle à lui seul tous les problèmes. Un cadre légal restrictif reste restrictif, et un marché de camp reste étroit. Mais un outil adapté aide à mieux anticiper, à mieux décider et à mieux rendre compte. Il s'ajoute aux autres conditions de réussite : un cadre juridique qui autorise les déplacés à travailler et à ouvrir un compte, des partenariats solides avec les acteurs humanitaires et de développement, des produits adaptés, une éducation financière sérieuse et une attention constante à ne pas séparer les réfugiés de leurs hôtes.
En résumé, la microfinance ne résout pas à elle seule les déplacements forcés, mais elle peut transformer des bénéficiaires d'aide en acteurs économiques dans le pays d'accueil. Elle donne aux familles déplacées un moyen d'épargner, d'emprunter raisonnablement et de bâtir une activité, au lieu de dépendre uniquement de l'assistance. Elle fonctionne mieux lorsqu'elle sert à la fois les réfugiés et les communautés d'accueil, s'appuie sur le numérique et la formation, et s'inscrit dans un cadre légal ouvert. L'alliance entre un modèle humain, fondé sur la proximité et la confiance, et un outil numérique fiable comme SmartMifin, développé par WEBGRAM à Dakar, offre aux institutions africaines les moyens de relever ce défi. C'est ainsi que l'épargne d'un camp ou d'un village d'accueil peut devenir le commerce de demain, l'école de l'année prochaine et la sécurité de la génération suivante.
WEBGRAM est leader (meilleure entreprise / société / agence) de
développement d'applications web et mobiles et de logiciel de Gestion de la
Microfinance en Afrique (Sénégal, Côte d’Ivoire, Bénin, Gabon, Burkina Faso,
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