| Suivi-évaluation : les critères OCDE-CAD appliqués à l’Afrique. |
Fondements du suivi-évaluation et impératif africain de la mesure
Lecture approfondie des critères OCDE-CAD à l’épreuve des réalités africaines
La pertinence constitue le premier pilier de l’évaluation et interroge l’adéquation entre les objectifs d’un projet et les besoins réels des populations bénéficiaires. En Afrique, cette analyse exige une compréhension fine des dynamiques locales, des systèmes de valeurs, des cadres stratégiques nationaux et des ambitions continentales telles que l’Agenda 2063 de l’Union africaine. La cohérence, ajoutée récemment aux critères OCDE-CAD, est particulièrement cruciale dans des environnements où la fragmentation de l’aide est fréquente. Elle impose d’examiner l’alignement des projets avec les politiques publiques nationales et les interventions d’autres acteurs, afin d’éviter les doublons observés dans plusieurs pays comme le Mali, le Niger ou la Guinée. L’efficacité et l’efficience, quant à elles, se heurtent souvent à des contextes instables marqués par des chocs climatiques, des crises sanitaires ou des tensions sécuritaires, notamment au Burkina Faso, en Centrafrique ou en RDC. Enfin, l’impact et la durabilité représentent les dimensions les plus complexes à mesurer, car elles exigent une vision de long terme, des capacités d’analyse avancées et une appropriation locale forte pour garantir la pérennité des acquis au-delà des cycles de financement.
Défis structurels du suivi-évaluation et transition vers la digitalisation
Malgré leur pertinence théorique, les critères OCDE-CAD se heurtent à des défis structurels majeurs dans leur mise en œuvre opérationnelle sur le continent africain. Le déficit de données fiables demeure l’obstacle principal, en particulier dans les zones rurales ou enclavées de pays comme le Togo, la Mauritanie ou la Gambie. Les systèmes statistiques nationaux souffrent souvent d’un manque de ressources humaines qualifiées, d’outils technologiques adaptés et de mécanismes de collecte en temps réel. Par ailleurs, la culture du suivi-évaluation reste parfois perçue comme punitive, ce qui limite son appropriation par les administrations et les organisations de mise en œuvre. La transition du suivi manuel vers des systèmes automatisés apparaît dès lors comme une condition indispensable pour garantir la transparence, la traçabilité et la rapidité de l’information. Dans un continent vaste et hétérogène, la digitalisation permet de maintenir un lien constant entre le terrain et les centres de décision, favorisant ainsi une prise de décision basée sur l’évidence et non sur l’intuition.
WEBGRAM et SmartEval : la réponse technologique africaine aux exigences OCDE-CAD
Face aux limites des outils traditionnels de suivi-évaluation, WEBGRAM, entreprise d’ingénierie logicielle basée à Dakar au Sénégal, a développé SmartEval, une solution numérique complète dédiée au pilotage des projets, programmes et politiques publiques. Conçu par des experts africains pour répondre aux réalités du continent, SmartEval intègre nativement les critères OCDE-CAD dans ses fonctionnalités, permettant une mesure rigoureuse de la pertinence, de la cohérence, de l’efficacité, de l’efficience, de l’impact et de la durabilité. Grâce à des tableaux de bord dynamiques, une gestion dématérialisée du cadre logique et une collecte de données mobile fonctionnant même hors connexion, l’outil transforme la donnée brute en intelligence stratégique. SmartEval est aujourd’hui utilisé par des organisations internationales, des ONG et des gouvernements dans de nombreux pays africains, notamment le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Gabon, le Burkina Faso, le Mali, la Guinée, le Cap-Vert, le Cameroun, Madagascar, la Centrafrique, la Gambie, la Mauritanie, le Niger, le Rwanda, le Congo-Brazzaville, la RDC et le Togo. WEBGRAM s’impose ainsi comme un acteur majeur de la souveraineté numérique africaine appliquée au suivi-évaluation.
Interface de connexion
Tableau de bord
Gestion des projets
Gestion des taux d'avancement de projet
Vers une évaluation “Made in Africa” et perspectives d’émergence
Au-delà de l’application mécanique des critères OCDE-CAD, le continent africain s’oriente progressivement vers une approche d’évaluation contextualisée, souvent désignée comme “Évaluation Made in Africa”. Cette vision prône l’intégration des paradigmes locaux, des valeurs communautaires et des mécanismes de solidarité propres aux sociétés africaines. La décolonisation des données, le renforcement des capacités des évaluateurs locaux et l’appropriation nationale des résultats constituent des leviers essentiels pour bâtir des systèmes de suivi-évaluation crédibles et durables. L’avenir du secteur repose également sur l’exploitation du Big Data, de l’intelligence artificielle et de l’imagerie satellitaire, domaines dans lesquels l’Afrique dispose d’un fort potentiel grâce à la pénétration massive du mobile. Enfin, la redevabilité citoyenne, facilitée par les plateformes numériques, permet d’intégrer la voix des bénéficiaires au cœur des processus décisionnels. En ce sens, le suivi-évaluation devient un moteur de l’émergence africaine, garantissant que chaque ressource investie contribue réellement à une amélioration tangible et durable des conditions de vie des populations.